Gérard Schneider

Le marché de l’art moderne et contemporain du XXe siècle reconnaît en Gérard Schneider un peintre contemporain d’importance dont les toiles abstraites provoquent régulièrement l’engouement. Cet enthousiasme venant tout autant des collectionneurs que des expositions et des musées d’art moderne et contemporain ainsi qu’en vente aux enchères. Son œuvre a depuis longtemps fait son entrée dans l’histoire de l’art et notamment dans celle de la peinture abstraite. 

Né en Suisse, Gérard Schneider (1896 – 1986) arrive à Paris à vingt ans où il suit une formation à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il s’y installe définitivement en 1922 et expose en 1926 au Salon d’Automne. Au début de sa carrière de peintre, sa palette est sombre, le noir y jouant un rôle structurant. Dans l’immédiat après-guerre, l’expressionnisme se manifeste avec succès autour de grandes figures telles que Bernard Buffet ou Gen Paul. Il se caractérise par une figuration d’apitoiement, reflet de la période difficile qu’est la fin de la décennie 1940. C’est alors que de jeunes artistes se tournent vers la démarche inverse, notamment Hans Hartung, Georges Mathieu, Pierres Soulages… Gérard Schneider en fait partie. Ils fondent ensemble un style pictural nouveau, abandonnant la référence au réel et prônant un retour à une abstraction radicale : l’Abstraction lyrique.

Les années 1950 sont pour Schneider le début des expositions dans le monde. Ses œuvres seront d’abord présentées dans de prestigieuses galeries françaises et américaines, puis par trois fois à la Biennale de Venise. Par la suite, entre 1960 et 1970, Gérard Schneider opère un nouveau changement de style. L’artiste libère son geste et sa palette pour se concentrer sur des mouvements larges et des couleurs vives. Tandis que sa renommée s’amplifie, une rétrospective de son œuvre se tient à Turin en 1970.

La série des Opus, entamée en 1945, est un thème que Schneider travaille toute sa vie et qui permet de comprendre l’évolution de son œuvre. Les œuvres de cette série se trouvent dans les plus grands musées, parmi lesquels le MoMa qui acquiert l’Opus 95B dans les années 1960 et le musée Pompidou qui en 1982 acquiert l’Opus 15C de 1955.

La maison de vente aux enchères Aguttes Commissaire-priseur a proposé en vente aux enchères plusieurs œuvres de Gérard Schneider réalisant à chaque fois des résultats très satisfaisants. Cela a été rendu possible par le dynamisme du département Art Contemporain qui offre aux collectionneurs de faire expertiser et de faire estimer leurs œuvres de Gérard Schneider. Le réseau international bâti au fil du temps par la maison de vente aux enchères Aguttes permet de mettre en lien tous les acheteurs et vendeurs. C’est ainsi qu’en 2019, une acrylique sur papier, exécutée en 1974 (49 x 64 cm à vue – 19 1/4 x 25 1/4 in.) a été adjugée 5.200 €.

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