Fernando Botero

Figure majeure et incontournable de l’art moderne et contemporain parmi les artistes Colombiens, en Amérique et latine et dans le monde, Fernando Botero a gagné sa place dans l’histoire de l’art des XXe et XXIe siècles. Enfant de l’Amérique du sud et des influences colombiennes, Botero se fait autant peintre que sculpteur avec un style aussi unique que reconnaissable. Fernando Botero bénéficie depuis longtemps d’une reconnaissance des galeries d’art, des musées d’art moderne et contemporain qui l’exposent dans leurs collections permanentes ainsi que des collectionneurs. Ses œuvres, en peinture et en sculpture sont autant d’objets d’arts que se disputent les grands collectionneurs d’art moderne et contemporain.

C’est en 1932 à Medellin en Colombie qu’est né Fernando Botero. Elevé par sa mère et son oncle dans la tradition de la culture colombienne, il suit une formation à l’école taurine avant d’abandonner rapidement la cape rouge et le tercio de piques pour le maniement du crayon. Inspiré par l’art précolombien et l’art espagnol, Botero décide de se lancer dans une carrière d’artiste.

En 1948, à l’âge de seize ans seulement, il publie ses premiers dessins dans un journal local. Ces derniers sont inspirés des fresques murales de Diego Rivera et José Clemente Orozco, deux artistes mexicains. Désireux d’aventures, l’artiste part pour la capitale Bogota. Il y présente sa première exposition et vend ses premières toiles avec l’argent desquelles il s’envole pour l’Europe en 1952. S’en suit un périple initiatique : Botero étudie les maîtres espagnols au Prado et découvre les maîtres anciens au Musée du Louvre avant d’apprendre l’art de la fresque à Florence. De retour en Colombie, ses toiles de voyages déçoivent la critique et Botero doit accepter un emploi de vendeur de pneus pour survivre. Marié en 1956, il retrouve l’inspiration et parfait son style l’année suivante avec sa Nature morte à la mandoline mettant en scène des volumes exagérés. Toujours incompris, l’artiste voyage à nouveau. Il expose à New York, collabore avec Vogue Paris pour illustrer les collections de haute couture, s’installe ensuite à Pietrasanta en Italie avant de définitivement déposer ses bagages à Paris en 1973. Il commence alors à travailler la sculpture en plus de ses œuvres picturales.

Connu pour ses personnages aux proportions exagérées, Botero trouve dans la monumentalité un moyen d’exprimer ses émotions face à un sujet donné. De cette façon, nous pouvons retrouver autant de douceur dans ses représentations féminines, d’humour dans ses scènes de bordel, que d’engagement politique acerbe, notamment à travers ses œuvres abordant le traitement des prisonniers d’Abu Ghraib par l’armée américaine en 2004. Malgré la rondeur de ses sujets, Botero parvient toujours à dégager, dans ses œuvres, une impression de légèreté.

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