Japon

Issu, comme tous les arts de l’Extrême-Orient, de la Chine qui lui a fourni techniques et modèles, l’art japonais se distingue, cependant, par l’originalité de ses créations. Lorsque, aux VIe et VIIe siècles, le Japon s’ouvre aux influences continentales sous le couvert du bouddhisme, il se met avec application à l’école des artisans venus de Corée pour l’initier.

Les premières véritables œuvres d’art japonaises datent du 2ème millénaire avant notre ère lorsque la céramique sort de son rôle strictement utilitaire pour devenir ornementale. À la même époque, les artisans produisent également des masques en coquillages et, plus tard, en argile ainsi que des figurines, les dogū.
À la veille de l’Ère commune, le Japon est envahi par des peuplades venues de Chine et de Corée et adopte une partie de leurs traditions culturelles. Les productions artisanales en seront influencées dans le travail du cuivre et du bronze.

La société japonaise est bouleversée vers le 6ème siècle, lorsque le bouddhisme se répand dans l’archipel. La culture se transforme en parallèle et les influences coréennes et chinoises, mais également indiennes, se retrouvent notamment dans l’architecture, dans la sculpture ou dans l’adoption de la technique de la laque. Les principales œuvres de cette époque se rapportent à la religion, statues de Bouddha, gongs ou brûle-encens.

La peinture se développe à la même époque et atteint très vite un raffinement sans égal. Vers le 9ème siècle, la peinture japonaise se différencie de l’art chinois et adopte le style yamato-e mis en valeur par l’École Tosa, tandis que les premiers rouleaux narratifs japonais, les emaki, font leur apparition. Les Japonais développent également la technique chinoise de la gravure sur bois et produisent leurs propres estampes caractéristiques du mouvement artistique ukiyo-e au 17ème siècle. Les armes, principalement les sabres japonais, sont également considérées comme des œuvres d’art et doivent être fabriquées selon des techniques spécifiques
L’art japonais se caractérise par la finesse des décors, les artisans sont passés maîtres dans l’art de la ciselure, dans le travail de l’ivoire et de la laque, dans la calligraphie et dans la miniature.

Afin d’obtenir une estimation des antiquités japonaises, il est indispensable de faire appel à un professionnel qui procède à une expertise des estampes, bijoux, porcelaines et peintures, notamment avant une vente aux enchères sur le thème du Japon.
Spécialisé dans l’art asiatique, l’expert se base sur l’étude des supports, des techniques utilisées et des thèmes abordés pour déterminer la période de fabrication de l’objet.

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