Laques de cinabre

Durant le néolithique, les Chinois utilisaient une résine extraite de l’arbre à laque afin d’imperméabiliser le bois, notamment des sépultures, et pour fabriquer quelques objets rituels.

Par la suite, l’usage de cette résine s’est généralisé et on la retrouve dans la fabrication d’objets de la vie quotidienne comme la vaisselle et dans la décoration de meubles, armoires ou paravents.

Progressivement, l’art de la laque se répand dans les pays de l’Asie du Sud-Est et au Japon.

Les artisans chinois apprécient de travailler la laque de différentes manières et découvrent de nouvelles techniques afin de produire des œuvres toujours plus travaillées et d’une grande finesse. En superposant les couches de laque, ils parviennent à la sculpter selon la technique « guri », à incorporer des pigments, de la poudre d’or ou d’argent ou à incruster des petits éléments notamment en nacre, en or et en ivoire pour donner du relief au décor.

 

À l’état naturel, la laque est d’un blanc grisâtre qui vire petit à petit au brun foncé en séchant et en durcissant. Afin de garder sa transparence, les utilisateurs filtrent la résine et éliminent l’eau qu’elle contient en la chauffant.

Très vite, les artistes ont cherché à obtenir différentes nuances de laque et ont ajouté des pigments comme la suie de pin, le sulfure d’arsenic ou le carbonate de plomb donnant respectivement des laques noires, vertes ou brunes et blanches à grises. Ils pouvaient superposer des couches de laques de couleurs différentes qui sont révélées lors de la ciselure.

 

L’une des laques les plus appréciées par les collectionneurs est de couleur rouge. Elle est obtenue en colorant la résine avec du cinabre ou sulfure de mercure, un pigment minéral qui était déjà utilisé durant la préhistoire pour la peinture pariétale et entrait dans la composition des élixirs d’immortalité au début de l’Ère commune.

 

Il est important de demander une estimation des boîtes, plateaux ou coupes en laque de cinabre avant une vente aux enchères. Afin d’estimer la provenance et l’authenticité d’un laque de cinabre, les professionnels spécialisés en art asiatique basent leur expertise sur l’étude des motifs, de la finesse des sculptures ou des incrustations et des éventuelles marques gravées par les artistes sur les pièces réservées à la famille impériale.

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