Jean-Henri Riesener

Jean-Henri RIESENER (1734-1806)

Apprenti dans l’atelier de Jean-François Oeben, il épouse sa veuve Françoise-Marguerite Vandercruse en 1767. Reçu maître en 1768, il terminera l’œuvre de l’ébéniste, avant de répondre à de nouvelles commandes. Ainsi, certaines pièces sont des deux hommes : le bureau à cylindre du roi commencé par Oeben en 1760 et livré à Versailles en 1769 en est un parfait exemple. 

En 1774, Riesener est nommé ébéniste ordinaire du Mobilier de la Couronne en remplacement de Gilles Joubert, Ses meubles sont à la fois monumentaux, solides et très structurés, leur bâti est d’une exécution parfaite, les assemblages précis. Ils reposent sur des pieds bas et robustes. Ils présentent généralement un décor marqueté souvent en treillis ainsi qu’un médaillon central circulaire ou ovale présentant tel un tableau miniature volatiles, bouquets, trophées… Les bronzes d’une grande qualité de ciselure viennent compléter l’ensemble. A cette époque la commode se dote d’un ressaut trapézoïdal au centre, caractéristique de la période. A partir de 1780, l’ébéniste se tourne vers l’acajou et adopte un nouveau style, les bronzes prennent alors moins d’importance sur les meubles. 

Ebéniste préféré de Marie-Antoinette, Riesener a travaillé pour la Cour, et les plus hauts dignitaires du royaume Mesdames filles de Louis XV, les frères du Roi, comte de Provence et duc d’Artois, les ducs d’Orléans, de Penthièvre, de la Rochefoucauld, de Biron… Durant les dix premières années du règne de Louis XVI, c’est le plein succès, car les commandes affluent, il livrera près de 700 meubles entre 1774 et 1784. Mais à partir de cette date, le roi réduit les dépenses, et d’autres ébénistes moins coûteux comme Guillaume Beneman ou Josef Stöckel sont préférés. 

Dans les années 1785, c’est le déclin, bien qu’il soit rapidement évincé des commandes royales, il continuera de travailler pour la reine.

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